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Syndrome de l’imposteur : pourquoi les preuves ne suffisent pas

Vous réussissez quelque chose : une promotion, un nouveau poste, un projet qui aboutit. Et au lieu de le savourer, une petite phrase arrive : « j'ai eu de la chance. »

Ou pire : « un jour, quelqu'un va se rendre compte que je ne sais pas vraiment ce que je fais. »

Cette impression d'avoir bluffé tout le monde, de ne pas être à votre place, et d'attendre le moment où l'on va vous démasquer, porte un nom : le syndrome de l'imposteur. Voici pourquoi il résiste à toutes les preuves que vous pouvez lui opposer.

Se raisonner ne fonctionne pas

Quand vous en parlez autour de vous, on vous répond toujours la même chose : « mais regarde tout ce que tu as accompli, tes diplômes, ton expérience, tes résultats. » Autrement dit : raisonne-toi.

Et cela ne marche pas. Vous pouvez aligner toutes les preuves du monde, votre cerveau les balaie en quelques secondes. Parce que le syndrome de l'imposteur n'est pas un problème de preuves. Des preuves, vous en avez déjà.

Un problème d'estime de soi, pas de compétence

Ce qui se joue vraiment, c'est l'estime de soi et la peur du jugement. Tant que vous vous regardez avec cette peur, aucune preuve ne sera jamais suffisante. Vous trouverez toujours une raison de la minimiser : c'était de la chance, le contexte était favorable, n'importe qui aurait fait pareil.

Et quand on est hypersensible, un mécanisme supplémentaire s'ajoute. Vous captez tout : un regard, un silence dans une réunion, un mail un peu sec. Et vous l'interprétez comme une confirmation : « ils ont vu que je ne suis pas à la hauteur. » Votre radar, qui est pourtant une force, se met à nourrir le doute.

Le doute n'est pas ce que vous croyez

Voici ce qu'il est important de comprendre. Le doute que vous ressentez n'est pas le signe que vous êtes un imposteur. C'est le signe que vous prenez votre travail au sérieux.

Les personnes réellement pas à la hauteur, en général, ne doutent pas une seconde. Celles qui doutent sont souvent les plus sérieuses, les plus impliquées. Le doute, à ce titre, n'est pas votre ennemi. C'est même la preuve de votre exigence.

Ce qui aide vraiment

La solution n'est donc pas d'accumuler davantage de preuves, ni de vous répéter que vous êtes formidable, car votre cerveau n'y croira pas. Elle consiste à accepter le doute au lieu de lutter contre lui, et à changer le regard que vous posez sur vous, ce regard dur que vous réservez à vous seule et à personne d'autre.

C'est une démarche simple, et je la détaille pas à pas dans le troisième épisode de Prendre sa place, avec les résistances que vous allez rencontrer dans la semaine et une version courte pour les jours pressés.

Écouter ou regarder l'épisode

Dans le troisième épisode de Prendre sa place, je vous montre comment accepter le doute sans le laisser décider à votre place, et comment déplacer le regard que vous portez sur vous-même.

Écoutez l'épisode sur votre plateforme de podcast ou regardez-le sur YouTube.

Rejoindre Prendre sa place gratuitement

Prendre sa place est une série de six épisodes courts pour les RH et les managers hypersensibles, à écouter en podcast ou à regarder sur YouTube. Un outil par semaine, pour faire de votre hypersensibilité une force au travail.

En vous inscrivant gratuitement, vous recevez la boîte à outils qui reprend les six outils, et vous rejoignez un groupe WhatsApp où l'on avance ensemble. Vous pouvez rejoindre le programme à n'importe quel moment.

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Aller plus loin

Reconnaître que le doute est bon signe, c'est déjà cesser de le prendre pour une vérité. Mais renforcer durablement son estime de soi et apaiser la peur du jugement demande un travail plus profond. Mieux se comprendre, calmer son mental et ses émotions, poser ses limites et créer des ancrages durables, c'est l'objet de Puissance douce, mon programme d'accompagnement.

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