Émotions au travail : pourquoi les retenir vous épuise
Une réunion qui dérape. Un feedback qui pique. Une remarque injuste. Et d'un coup, ça monte : la gorge qui se serre, les yeux qui piquent, le cœur qui s'accélère.
Votre première pensée : surtout pas maintenant. Pas ici. Pas au travail. Alors vous serrez les dents, vous retenez, vous faites comme si de rien n'était.
Et le soir, vous êtes vidée. Pas à cause de la réunion, mais à cause de tout ce que vous avez retenu. Si vous vous reconnaissez, parlons de la vraie place des émotions au travail, et de ce qui vous épuise réellement.
Ce n'est pas l'émotion, le problème
On nous a appris qu'au travail, les émotions n'ont pas leur place. Qu'il faut rester professionnel, garder la distance, laisser tout ça à la maison. Alors dès qu'une émotion monte, on la combat.
Et c'est exactement là qu'est le vrai problème. Ce n'est pas l'émotion. C'est la lutte contre l'émotion.
Une émotion, si vous la laissez passer, dure quelques minutes. La lutte contre elle, en revanche, peut durer des heures, parfois des jours. Et quand on est hypersensible, on ressent tout plus fort, donc on lutte encore plus, et on s'épuise davantage.
Pourquoi les hypersensibles luttent plus
Quand on ressent intensément, une émotion qui monte au travail fait peur. Peur qu'elle déborde, peur qu'elle se voie, peur qu'on nous prenne pour quelqu'un de « trop ».
Alors on met une énergie considérable à tout contenir. On sourit, on acquiesce, on garde le contrôle en apparence. Mais à l'intérieur, la bataille fait rage. Et cette bataille invisible coûte bien plus cher que l'émotion elle-même.
Une émotion, c'est une information
Voilà ce que personne ne dit au travail. Une émotion n'est pas un parasite. C'est une information.
La colère vous signale qu'une limite a été franchie. La tristesse, qu'une chose compte vraiment pour vous. La peur, qu'il y a un enjeu. Ressentir n'est pas un défaut de professionnalisme, c'est une donnée supplémentaire. C'est même ce qui vous permet de comprendre les gens mieux que personne.
Les personnes qui font semblant de ne rien ressentir ne sont pas les plus solides. Ressentir, et rester fonctionnel malgré tout, voilà la vraie maturité professionnelle.
Ce qui aide vraiment
La solution n'est donc ni de cacher vos émotions, ni de les laisser tout emporter. Elle consiste à les accueillir sans qu'elles débordent, à apaiser le mental qui s'emballe autour, puis à écouter ce qu'elles ont à vous dire pour décider, au lieu de subir.
C'est une séquence simple, que vous pouvez utiliser discrètement, même en pleine réunion. Je la détaille pas à pas dans le deuxième épisode de Prendre sa place, avec les résistances que vous allez rencontrer dans la semaine et une version courte pour les jours pressés.
Écouter ou regarder l'épisode
Dans le deuxième épisode de Prendre sa place, je vous montre comment accueillir une émotion sans qu'elle déborde et sans avoir à la cacher, pour rester pleinement professionnelle sans vous couper de ce que vous ressentez.
Écoutez l'épisode sur votre plateforme de podcast ou regardez-le sur YouTube.
Rejoindre Prendre sa place gratuitement
Prendre sa place est une série de six épisodes courts pour les RH et les managers hypersensibles, à écouter en podcast ou à regarder sur YouTube. Un outil par semaine, pour faire de votre hypersensibilité une force au travail.
En vous inscrivant gratuitement, vous recevez la boîte à outils qui reprend les six outils, et vous rejoignez un groupe WhatsApp où l'on avance ensemble. Vous pouvez rejoindre le programme à n'importe quel moment.
Aller plus loin
Apprendre à accueillir ses émotions au travail, c'est déjà cesser de s'épuiser à lutter. Mais calmer durablement un mental qui s'emballe et des émotions qui submergent demande un travail plus profond. Mieux se comprendre, apaiser son mental et ses émotions, poser ses limites et créer des ancrages durables, c'est l'objet de Puissance douce, mon programme d'accompagnement.