Surcharge sensorielle : pourquoi une bonne journée épuise ?
Vous avez passé une bonne journée. Rien de difficile, personne d'agressif, une ambiance plutôt agréable. Et pourtant, le soir venu, vous n'avez plus rien. Vous êtes vidé, sans comprendre pourquoi.
Ce décalage porte un nom : la surcharge sensorielle. C'est l'une des expériences les plus courantes, et les moins comprises, chez les personnes hypersensibles. Voici ce qui se passe réellement, et pourquoi ce n'est pas une question de fragilité.
Ce n'est pas la journée qui vous a fatigué
Le réflexe, c'est de chercher un événement précis pour expliquer la fatigue. Une contrariété, une tension, un effort particulier. Et quand on ne trouve rien, on se retourne contre soi : je suis fragile, je manque d'énergie, les autres tiennent le rythme et pas moi.
Mais ce n'est pas la journée en elle-même qui vous a épuisé. C'est tout ce que vous avez capté pendant des heures, sans même vous en rendre compte.
Un capteur toujours grand ouvert
Être hypersensible, c'est fonctionner avec un système sensoriel particulièrement ouvert. Là où la plupart des gens filtrent une partie de leur environnement sans y penser, vous, vous captez presque tout.
Le bruit de fond qui ne s'arrête jamais. Les conversations qui se chevauchent. La lumière. Les mouvements autour de vous. La température. Les odeurs. Et, en plus de tout ça, les émotions des autres, les tensions, les non-dits que vous percevez sans qu'un mot soit prononcé.
Chacun de ces éléments, pris isolément, semble insignifiant. Mais votre cerveau, lui, les traite tous, en continu, pendant des heures. Et ce traitement permanent consomme une énergie considérable.
Pourquoi la fatigue arrive après, et pas pendant
Le plus déroutant, c'est le décalage. Sur le moment, vous tenez, parce que la situation vous porte et que vous êtes concentré sur ce qui se passe. C'est souvent une fois rentré, quand tout s'arrête enfin, que la fatigue vous tombe dessus d'un coup.
À ce moment-là, le lien avec la cause n'est plus visible. Vous ne reliez pas votre épuisement du soir aux heures de stimulation de la journée, parce qu'elles vous ont paru normales. Et c'est précisément pour ça que vous en concluez que le problème vient de vous.
Ce n'est pas de la fragilité, c'est une configuration
Voilà le point le plus important. Ce que vous prenez pour de la fragilité n'en est pas. C'est une configuration.
On ne demande pas à une personne myope de faire un effort pour mieux voir. On lui donne des lunettes. Votre sensibilité fonctionne de la même façon : ce n'est pas un défaut à corriger, mais une caractéristique qui demande quelque chose qu'on ne vous a jamais appris. Apprendre à repérer ce qui vous sature, et à vous en protéger avant d'être à bout.
Comment identifier vos propres sources de saturation et poser des parades simples, sans vous couper du monde ni vous excuser, c'est ce que je vous montre dans le quatrième épisode de Baisser le volume.
Écouter ou regarder l'épisode
Dans le quatrième épisode de Baisser le volume, je vous explique comment repérer ce qui vous vide vraiment, et comment vous protéger de la surcharge sensorielle au quotidien.
Écoutez l'épisode sur [LIEN AUSHA ÉPISODE 4 À COMPLÉTER] ou regardez-le sur [LIEN YOUTUBE ÉPISODE 4 À COMPLÉTER].
Rejoindre Baisser le volume gratuitement
Baisser le volume est une série de six épisodes courts pour hypersensibles, à écouter en podcast ou à regarder sur YouTube. Une routine par semaine, pour faire redescendre le volume, celui du dehors et celui de votre voix intérieure.
En vous inscrivant gratuitement, vous recevez le carnet qui reprend les six routines, et vous rejoignez un groupe WhatsApp où chacun raconte comment ça se passe. Vous pouvez rejoindre le programme à n'importe quel moment.
Aller plus loin
Apprendre à vous protéger de la surcharge, c'est retrouver de l'énergie au quotidien. Mais cela ne change pas en profondeur un mental qui capte tout, anticipe tout et analyse tout. Comprendre son fonctionnement et apprendre à l'apprivoiser, c'est l'objet de Supersensible, mon programme qui débute le 7 septembre.