Pensées négatives et hypersensibilité : pourquoi ce lien ?
Repensez à votre journée d'hier. Qu'est-ce qui vous revient en premier ?
Sans doute le moment gênant. La remarque d'un collègue. La réunion où vous n'avez pas osé prendre la parole. Et tout ce que vous avez bien géré, tout ce qui s'est bien passé, vous n'en avez presque aucun souvenir.
Ce déséquilibre n'est pas un hasard, et il n'est pas une question de caractère. Le lien entre pensées négatives et hypersensibilité tient à la façon dont votre cerveau traite ce qu'il capte. Voici pourquoi, et pourquoi les méthodes habituelles pour « penser positif » ne fonctionnent pas sur vous.
Ce n'est pas de la modestie
La première explication qu'on se donne, c'est qu'on n'ose pas se reconnaître, qu'on manque de confiance, qu'on est trop modeste. C'est rarement la vraie raison.
La vraie raison est mécanique. Un cerveau hypersensible capte une quantité énorme d'informations : les mots, mais aussi les tons, les regards, les ambiances, les micro-signes que personne d'autre ne remarque. Il ne peut pas tout garder. Alors il trie. Et il garde en priorité ce qui pourrait poser problème.
Un cerveau qui cherche le danger
Ce tri n'a rien d'un défaut. C'est même le contraire : c'est un système de protection. Le rôle premier de votre cerveau est de vous garder en sécurité, donc il retient le danger, la tension, ce qui pourrait mal tourner. Le reste, il le laisse filer.
Chez une personne qui capte beaucoup, ce mécanisme tourne à plein régime. Vous enregistrez donc une multitude de signaux négatifs, souvent minuscules, et très peu de signaux positifs. Non pas parce qu'il ne s'est rien passé de bien, mais parce que votre cerveau ne les a pas jugés utiles à retenir.
Le résultat : une image de vous truquée
Additionnez ce tri jour après jour, année après année, et vous obtenez une conséquence lourde. L'idée que vous vous faites de vous-même se construit sur un échantillon truqué : vous avez gardé presque tous vos ratés, et perdu presque toutes vos réussites.
C'est pour ça que vous pouvez avoir le sentiment de ne jamais être à la hauteur, alors que les faits, eux, racontent une tout autre histoire. Vous ne vous voyez pas. Vous voyez une sélection. Et cette sélection est biaisée.
Pourquoi les affirmations positives ne marchent pas
La solution qu'on entend partout, c'est de se répéter des choses positives. De se dire devant le miroir qu'on est capable, qu'on est bien, qu'on mérite.
Le problème, c'est que si vous êtes hypersensible, vous n'y croyez pas une seconde. Votre mental repère l'écart entre l'affirmation et ce qu'il a enregistré, et il rejette le message. Vous ne pouvez pas convaincre un cerveau avec des mots qu'il juge faux.
Ce qui change quelque chose, ce n'est pas de vous forcer à penser positif. C'est d'agir sur ce que votre cerveau enregistre, pour rééquilibrer petit à petit ce fameux échantillon. C'est exactement ce que je vous montre dans le troisième épisode de Baisser le volume, avec une routine simple et les résistances que vous rencontrerez au début.
Écouter ou regarder l'épisode
Dans le troisième épisode de Baisser le volume, je vous explique pourquoi votre cerveau ne retient que le négatif, et la routine qui permet de rééquilibrer ce que vous enregistrez.
Écoutez l'épisode sur votre plateforme de podcast ou regardez-le sur YouTube.
Rejoindre Baisser le volume gratuitement
Baisser le volume est une série de six épisodes courts pour hypersensibles, à écouter en podcast ou à regarder sur YouTube. Une routine par semaine, pour faire redescendre le volume, celui du dehors et celui de votre voix intérieure.
En vous inscrivant gratuitement, vous recevez le carnet qui reprend les six routines, et vous rejoignez un groupe WhatsApp où chacun raconte comment ça se passe. Vous pouvez rejoindre le programme à n'importe quel moment.
Aller plus loin
Rééquilibrer ce que vous retenez, c'est déjà porter un regard plus juste sur vous-même. Mais cela ne change pas en profondeur un mental qui capte tout, anticipe tout et analyse tout. Comprendre son fonctionnement et apprendre à l'apprivoiser, c'est l'objet de Supersensible, mon programme qui débute le 7 septembre.