Cerveau qui mouline le soir : pourquoi et comment l’arrêter ?
Tout est calme. La lumière est éteinte, il n'y a plus un bruit, vous devriez dormir. Et c'est précisément à cet instant que votre cerveau décide de se mettre en route.
Il ressort la conversation de l'après-midi. Il vous repasse ce que vous auriez dû répondre. Il enchaîne sur le programme du lendemain. Et vous voilà à minuit, les yeux grands ouverts.
Ce cerveau qui mouline le soir est l'une des plaintes les plus fréquentes chez les hypersensibles. Voici pourquoi cela arrive à ce moment précis, et pourquoi ce n'est pas vraiment un problème de sommeil.
Pourquoi ça démarre pile au moment du coucher
Ce n'est pas un hasard si les pensées reviennent juste quand vous vous allongez.
Pendant la journée, il y a du bruit, du mouvement, des choses à faire. Toute cette activité occupe votre mental et couvre le reste. Mais le soir, quand tout s'arrête, il n'y a plus rien pour faire diversion. Alors ce qui était là en fond, sans que vous l'entendiez, devient soudain parfaitement audible.
Autrement dit, votre cerveau ne se met pas à mouliner au coucher. Il moulinait déjà. C'est juste que, pour la première fois de la journée, plus rien ne le recouvre.
Un mental qui a beaucoup de matière à traiter
À cela s'ajoute une particularité de l'hypersensibilité. Vous avez capté énormément de choses dans la journée : des mots, des tons, des regards, des tensions. Tout ça constitue une masse d'informations que votre cerveau n'a pas eu le temps de traiter sur le moment.
Le soir, au calme, il s'y met. Il trie, il analyse, il repasse les scènes pour les comprendre. Ce n'est pas de l'acharnement, c'est un cerveau qui fait son travail. Mais ce travail tombe exactement au moment où vous voudriez qu'il s'arrête.
Le vrai problème n'est pas le sommeil
On croit presque toujours que le problème, c'est qu'on n'arrive pas à dormir. On cherche alors des solutions du côté du sommeil : tisanes, écrans, respirations, heure du coucher.
Mais le problème est en amont. Si votre tête ressort tout au moment de dormir, c'est parce que votre journée n'a jamais été vraiment terminée. Vous ne l'avez pas fermée : vous l'avez reportée. Ce qui n'a pas été réglé, ce qui reste en suspens, ce que vous vous promettez de faire mieux demain, tout cela est simplement repoussé au lendemain.
Et ce report permanent est épuisant. Votre journée ne se clôt jamais, elle s'accumule. C'est ça qui vous tient éveillé, bien plus que le sommeil lui-même.
Apprendre à fermer sa journée
La bonne nouvelle, c'est que fermer une journée, ça s'apprend. Il ne s'agit pas de vider sa tête ni de tout régler avant de dormir, ce qui serait impossible. Il s'agit de poser une clôture, une façon de dire à votre cerveau que la journée compte comme elle est, et non comme elle aurait pu être.
Cette clôture tient en deux gestes très simples, que je vous montre dans le cinquième épisode de Baisser le volume. C'est la routine la plus courte de la série, et pourtant l'une des plus difficiles. Je vous explique pourquoi, et comment la mettre en place même les soirs où vous n'avez la tête à rien.
Écouter ou regarder l'épisode
Dans le cinquième épisode de Baisser le volume, je vous explique pourquoi votre cerveau s'emballe au moment de dormir, et la routine qui permet enfin de fermer vos journées.
Écoutez l'épisode sur [LIEN AUSHA ÉPISODE 5 À COMPLÉTER] ou regardez-le sur [LIEN YOUTUBE ÉPISODE 5 À COMPLÉTER].
Rejoindre Baisser le volume gratuitement
Baisser le volume est une série de six épisodes courts pour hypersensibles, à écouter en podcast ou à regarder sur YouTube. Une routine par semaine, pour faire redescendre le volume, celui du dehors et celui de votre voix intérieure.
En vous inscrivant gratuitement, vous recevez le carnet qui reprend les six routines, et vous rejoignez un groupe WhatsApp où chacun raconte comment ça se passe. Vous pouvez rejoindre le programme à n'importe quel moment.
Aller plus loin
Apprendre à fermer vos journées, c'est retrouver des soirées plus calmes. Mais cela ne change pas en profondeur un mental qui capte tout, anticipe tout et analyse tout. Comprendre son fonctionnement et apprendre à l'apprivoiser, c'est l'objet de Supersensible, mon programme qui débute le 7 septembre.