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Hyper-responsabilité au travail : pourquoi vous portez tout sur vos épaules

Un projet prend du retard. Une tension monte dans l'équipe. Un collègue ne va pas bien. Et sans même y penser, la même question tourne dans votre tête : qu'est-ce que j'aurais dû faire ?

Vous portez ça toute la journée. Et souvent, vous le ramenez chez vous le soir.

Si vous vous reconnaissez, vous vivez sans doute ce qu'on appelle l'hyper-responsabilité au travail : cette tendance à vous sentir responsable de tout, y compris de ce qui ne dépend pas de vous. Voici d'où elle vient, et pourquoi ce n'est pas le défaut que vous croyez.

L'hyper-responsabilité, ce n'est pas de l'ego

On pourrait croire que se sentir responsable de tout, c'est se prendre pour le centre du monde. C'est exactement l'inverse.

Quand on est hypersensible, on capte les besoins et les tensions avant tout le monde. Vous sentez qu'un collègue va mal avant qu'il ait dit un mot. Vous voyez une réunion se tendre avant les autres. Et forcément, quand on voit tout, on se sent en charge de tout. Ce n'est pas un défaut de caractère. C'est un radar.

Un radar qui tourne dans un contexte difficile

Le problème, c'est que ce radar fonctionne rarement dans des conditions idéales.

Une charge de travail dense, un rythme soutenu, des sollicitations permanentes, souvent avec des moyens en dessous de ce qu'il faudrait. Et parfois, une fonction que l'on écoute peu. Dans ce contexte, vous allez malgré tout vouloir tout tenir : le départ d'un salarié, une erreur, le sentiment de ne pas avancer assez vite.

Et le jour où tout ne tient pas, parce qu'à un moment cela ne peut pas tenir, vous vous dites que c'est de votre faute.

Le vrai piège de l'hyper-responsabilité

Vous vous retrouvez alors à porter deux poids au lieu d'un. D'abord des choses qui ne sont pas les vôtres : des décisions prises par d'autres, un contexte que vous subissez, des moyens que vous n'avez pas choisis. Et par-dessus, le reproche de ne pas y arriver.

Ce deuxième poids est souvent le plus lourd. Il tient à l'estime de soi. Quand elle est fragile, on part du principe que si ça ne marche pas, c'est forcément de notre faute. Et la peur du jugement vient sceller le tout.

Ce qui aide vraiment

La bonne nouvelle, c'est qu'on ne s'en sort pas en s'organisant mieux, ni en portant davantage. On s'en sort en apprenant à faire le tri : séparer, très concrètement, ce qui dépend vraiment de vous de ce que vous pouvez enfin reposer. Et savoir quoi faire, précisément, quand ce qui coince ne dépend pas de vous.

C'est un geste simple, mais qui change tout. C'est ce que je détaille dans le premier épisode de Prendre sa place, avec les résistances que vous allez rencontrer dans la semaine et une version courte pour les jours pressés.

Écouter ou regarder l'épisode

Dans le premier épisode de Prendre sa place, je vous montre comment trier ce qui vous appartient de ce qui ne vous appartient pas, et quoi faire quand la charge vient du contexte plutôt que de vous.

Écoutez l'épisode sur votre plateforme de podcast ou regardez-le sur YouTube.

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Prendre sa place est une série de six épisodes courts pour les RH et les managers hypersensibles, à écouter en podcast ou à regarder sur YouTube. Un outil par semaine, pour faire de votre hypersensibilité une force au travail.

En vous inscrivant gratuitement, vous recevez la boîte à outils qui reprend les six outils, et vous rejoignez un groupe WhatsApp où l'on avance ensemble. Vous pouvez rejoindre le programme à n'importe quel moment.

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Aller plus loin

Apprendre à trier ses responsabilités, c'est déjà reposer une partie du poids. Mais cela ne change pas en profondeur un rapport à soi où l'on doute sans cesse et où l'on s'efface. Mieux se comprendre, calmer son mental et ses émotions, poser ses limites et créer des ancrages durables, c'est l'objet de Puissance douce, mon programme d'accompagnement.

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