Ce n’est pas forcément ton hypersensibilité
Quand on est hypersensible, on pleure souvent.
Quand on est hypersensible, on est émotif, on manque de confiance en soi, on prend tout personnellement, on a du mal à gérer nos émotions.
Le problème, c’est qu’aujourd’hui, on met énormément de choses sur le dos de l’hypersensibilité.
Alors que beaucoup de ces difficultés ne sont pas forcément liées à l’hypersensibilité en soi.
Bien sûr, l’hypersensibilité peut venir amplifier les choses.
Quand on a un cerveau qui capte énormément d’informations, qui analyse tout, qui anticipe énormément… forcément, ça peut amplifier :
- les émotions
- le doute
- la peur du regard des autres
- ou encore l’anxiété.
Mais le problème, c’est qu’à force de tout associer à l’hypersensibilité, on finit par voir l’hypersensibilité comme un problème en soi.
Comme quelque chose qui empêcherait forcément :
- de s’affirmer
- de gérer ses émotions
- d’avoir confiance en soi
- ou même d’être épanoui au travail.
Alors qu’on peut être hypersensible et très bien vivre sa sensibilité.
Et c’est justement cette nuance que j’ai envie d’apporter ici.
Être hypersensible ne veut pas dire être émotif/émotive
Aujourd’hui, on associe énormément l’hypersensibilité à l’émotivité.
Comme si être hypersensible voulait automatiquement dire :
- pleurer souvent
- être submergé par ses émotions
- vivre en permanence des montagnes russes émotionnelles.
Et honnêtement, je ne suis pas d’accord avec ça.
Parce qu’on peut être hypersensible sans être particulièrement émotif.
Et à l’inverse, on peut être émotif sans être hypersensible.
Je pense qu’aujourd’hui, on mélange énormément de choses.
Pour moi, l’hypersensibilité, ce n’est pas juste ressentir fort.
C’est surtout un cerveau qui capte énormément d’informations.
- Il analyse beaucoup.
- Observe énormément.
- Anticipe énormément aussi.
Et en fait, ce fonctionnement-là peut effectivement amplifier certaines difficultés, mais il ne crée pas automatiquement de l’émotivité.
Je pense qu’il y a souvent plusieurs facteurs qui viennent se mélanger.
Par exemple, quand on manque d’estime de soi ou de confiance en soi, on va souvent se mettre énormément de pression.
- On veut bien faire.
- Ne pas décevoir.
- Ne pas faire d’erreur.
- Ne pas déranger.
- Ne pas être jugé.
Et en parallèle, on va souvent essayer de contrôler énormément ses émotions.
- Parce qu’on a peur de pleurer.
- Peur de craquer.
- Peur d’être trop.
- Peur du regard des autres.
Alors qu’est-ce qu’on fait ?
👉 On retient.
👉 On contrôle.
👉 On garde tout à l’intérieur.
Sauf que plus tu cherches à contrôler tes émotions, plus elles finissent souvent par exploser.
Il y a aussi quelque chose d’hyper important à comprendre : ce sont nos pensées qui génèrent nos émotions.
Donc forcément, si tu manques d’estime de toi, tu vas avoir beaucoup plus de pensées négatives.
“Je suis nulle.”
“Je vais me planter.”
“Les autres vont me juger.”
“Je n’aurais pas dû dire ça.”
“Je ne suis pas à la hauteur.”
Et toutes ces pensées vont générer énormément d’émotions difficiles :
- du stress
- de l’angoisse
- de la tristesse
- de la culpabilité
- de la peur.
Donc parfois, ce n’est pas l’hypersensibilité en elle-même qui crée l’émotivité.
C’est plutôt la combinaison :
- d’un cerveau hypersensible qui amplifie déjà énormément les choses
- avec un manque d’estime de soi
- beaucoup de pression
- beaucoup de contrôle émotionnel
- et énormément de pensées négatives.
Et ça, ce n’est pas du tout la même chose.
Parce que ça veut dire qu’on peut travailler sur énormément de choses.
La peur du jugement des autres n’est pas forcément liée à l’hypersensibilité
Autre chose qu’on associe énormément à l’hypersensibilité : la peur du jugement des autres.
Comme si être hypersensible voulait automatiquement dire :
- prendre tout personnellement
- avoir peur du regard des autres
- ne pas réussir à s’affirmer
- ou avoir besoin que tout le monde nous aime.
Et honnêtement, je ne pense pas que la peur du jugement des autres relève directement de l’hypersensibilité.
Pour moi, encore une fois, ça relève surtout de l’estime de soi.
Cette peur du jugement peut se matérialiser de plusieurs façons :
- par la peur du rejet
- par un énorme besoin d’approbation
- ou encore par de la suradaptation.
Parce que quand on manque d’estime de soi, on va chercher énormément la validation à l’extérieur.
On veut être apprécié.
Reconnu.
Aimé.
Donc on ne veut pas décevoir, on ne veut pas déranger et on ne veut pas être rejeté.
Donc forcément :
- on fait attention à ce qu’on dit
- à comment on le dit
- à l’image qu’on renvoie
- on ose moins dire les choses
- on ose moins dire non
- on évite les conflits
- on prend moins de place.
Et ça, ce n’est pas l’hypersensibilité en soi.
Par contre, l’hypersensibilité peut amplifier tout ça.
Parce qu’un cerveau hypersensible capte énormément de signaux.
- Le ton d’une voix.
- Un regard.
- Une micro-expression.
- Un silence.
- Un message un peu froid.
Là où certaines personnes vont rapidement passer à autre chose, ton cerveau peut commencer à analyser tout ça pendant des heures.
“Est-ce qu’il est vexé ?”
“Est-ce qu’elle m’en veut ?”
“Est-ce que j’ai dit quelque chose de mal ?”
“Est-ce qu’on me trouve incompétent ?”
Et plus ton cerveau analyse, plus la peur du rejet ou du jugement prend de la place.
Donc encore une fois, ce n’est pas l’hypersensibilité qui crée le problème.
Mais quand il y a déjà :
- un manque d’estime de soi
- un besoin d’approbation
- une peur du rejet…
l’hypersensibilité va faire loupe sur tout ça.
Et c’est important de le comprendre.
Parce que sinon, tu vas finir par croire que ton hypersensibilité est un problème.
Que ça veut automatiquement dire :
- avoir peur du regard des autres
- ne pas réussir à t’affirmer
- ou vivre dans le regard des autres.
Alors qu’on peut être hypersensible et être solide intérieurement.
On peut être hypersensible et avoir confiance en soi
On associe aussi énormément l’hypersensibilité au manque de confiance en soi.
Comme si être hypersensible voulait automatiquement dire :
- douter de soi en permanence
- ne pas se sentir légitime
- avoir le syndrome de l’imposteur toute sa vie.
Et là encore, je pense qu’il faut vraiment faire la différence entre :
- le fonctionnement hypersensible
- et les conséquences que certaines personnes développent avec le temps.
Parce qu’on peut être hypersensible et avoir confiance en soi.
Il y a plein de managers hypersensibles.
Des entrepreneurs hypersensibles.
Des leaders hypersensibles.
Des personnes sensibles qui prennent leur place, qui savent s’affirmer et qui ne passent pas leur vie à douter d’elles-mêmes.
Donc le manque de confiance en soi, ce n’est pas l’hypersensibilité.
Par contre, un cerveau hypersensible peut amplifier ce manque de confiance.
Pourquoi ?
Parce que notre mental hypersensible cherche énormément à nous protéger.
Et pour nous protéger, il va chercher à éviter :
- l’échec
- le rejet
- la critique
- la gêne
- toutes les émotions désagréables.
Donc naturellement, il va essayer de nous maintenir dans notre zone de confort.
Ne pas trop nous exposer.
Ne pas trop prendre de risques.
Ne pas trop nous affirmer.
Ne pas trop sortir du cadre.
Et le problème, c’est que la confiance en soi se développe justement :
- en osant
- en expérimentant
- en passant à l’action malgré le doute ou la peur.
Donc quand on a un mental qui analyse énormément et qui cherche en permanence à nous protéger, ça peut rendre les choses plus compliquées.
Mais encore une fois, ce n’est pas l’hypersensibilité en elle-même le problème.
Le problème n’est pas forcément l’hypersensibilité
Je pense d’ailleurs que c’est rarement l’hypersensibilité le problème.
Parce qu’à force d’associer l’hypersensibilité :
- au manque de confiance
- à la peur du jugement
- à l’épuisement émotionnel
- ou au fait d’être submergé en permanence…
beaucoup de personnes finissent par voir leur hypersensibilité comme un problème à corriger.
Comme quelque chose qui les empêchera toujours :
- de s’affirmer
- de prendre leur place
- de réussir professionnellement
- ou de vivre sereinement.
Alors qu’en réalité…
On peut être hypersensible et :
- très bien vivre sa sensibilité
- avoir confiance en soi
- s’affirmer
- manager une équipe
- entreprendre
- arrêter de vivre dans le regard des autres.
Le but, c’est de comprendre son fonctionnement.
D’arrêter de lutter contre soi-même.
D’apprivoiser ce mental qui tourne en permanence.
Et surtout, développer son estime de soi et sa confiance en soi.
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