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Portrait Julie Souchard

Hypersensibilité : qui consulter et à quel moment ? Psy ou coach ?

Pendant longtemps, j’ai vraiment mal vécu mon hypersensibilité.

À l’époque, je ne mettais pas forcément de mots là-dessus. Je disais plutôt que j’étais assez émotive, assez exigeante, un petit peu trop dans ma tête, dans l’analyse.

Au travail, j’étais assez sérieuse, un peu la bonne élève, fiable… et surtout adaptable. Vraiment adaptable.

Je m’ajustais finalement en permanence aux autres. Et donc je doutais en permanence de moi-même. Je n’osais pas être moi-même. En fait, j’avais vraiment l’impression d’exister à travers les autres et de ne pas exister par moi-même.

À force de m’adapter, je me suis rendu compte que je ne savais pas qui j’étais. Parce que je ne me posais jamais ces questions : qu’est-ce qui est important pour moi ? De quoi j’ai besoin ? Qu’est-ce qui me fait vibrer ?

Je me posais toujours des questions par rapport aux autres : qu’est-ce qu’ils ont besoin ? Qu’est-ce qui est important pour eux ?

Donc à un moment donné, je me suis posé une vraie question :
Est-ce que j’ai un problème ? Est-ce que je devrais consulter ?

Est-ce que mon hypersensibilité est un trouble que je dois essayer de corriger, de guérir ?

Parce que je voyais bien que mon mental moulinait en permanence. Que mes émotions pouvaient monter très vite. Et que ça générait aussi beaucoup de fatigue.

Donc quand on est dans cette situation-là, on finit par se demander :
hypersensibilité : qui consulter ?

Être hypersensible ne justifie pas en soi de consulter

Déjà, être hypersensible ne justifie pas en soi de consulter.

L’hypersensibilité, ce n’est pas une maladie. Ce n’est pas un trouble psychologique ou psychiatrique. Et ce n’est pas non plus un défaut à corriger.

Être hypersensible, c’est avoir un certain fonctionnement cognitif.

On capte beaucoup plus d’informations que les autres. Et notre mental est câblé pour traiter toutes ces informations en profondeur.

Contrairement à ce qu’on peut penser, être hypersensible, ce n’est pas juste ressentir intensément les émotions. Ça vient d’abord du fait que tu as un mental fort.

Un peu comme un gros processeur qui analyse toutes les données que tu captes. Il fait une analyse de risque, imagine tout ce qui pourrait arriver, tous les scénarios catastrophes possibles.

Et ce sont toutes ces pensées, parfois négatives, qui vont générer derrière des émotions de peur, de stress, etc.

Les émotions sont souvent une conséquence de ce fonctionnement.

Donc ce n’est pas un dysfonctionnement.

On peut très bien être hypersensible et se sentir très bien dans sa vie. Moi, aujourd’hui, je peux en témoigner. Mais ça n’a pas toujours été le cas, parce que je ne comprenais pas mon fonctionnement et je ne l’acceptais pas.

On ne se fait pas accompagner juste parce qu’on est hypersensible.
On consulte parce qu’on souffre.

À quel moment se faire aider quand on est hypersensible ?

On consulte quand on vit son hypersensibilité comme un fardeau.

Ça peut ressembler à :

  • Ruminer après chaque interaction, même neutre

  • Réanalyser tout ce qu’on t’a dit

  • Être dans le doute permanent

  • Anticiper toujours le pire

  • Prendre les choses personnellement

  • Ne pas se sentir légitime malgré ton expérience

  • Te sentir épuisé mentalement

  • Ne pas réussir à dire non

  • Être dans la suradaptation permanente

  • Ne pas savoir qui tu es

  • Ne pas oser être toi-même

Là, effectivement, ton hypersensibilité te fait mal.

Mais ce n’est pas ton hypersensibilité en soi.
C’est la surcharge mentale, l’auto-jugement, le manque de compréhension de ton fonctionnement, l’impossibilité d’arriver à apprivoiser ce mental très fort.

Si tu te reconnais là-dedans, te faire accompagner peut vraiment te permettre de te sentir bien dans ta vie. Et ça, ce n’est pas du luxe.

Psy ou coach : que choisir ?

Un psychologue ou un psychiatre va travailler sur les traumatismes, l’enfance, les troubles anxieux ou dépressifs, des souffrances profondes ou certaines pathologies.

Si tu vis une dépression, des crises d’angoisse sévères, un trauma non résolu ou des idées noires, là je t’invite vraiment à consulter un psy, voire un psychiatre.

Un coach, lui, ne soigne pas.

Il travaille sur ton fonctionnement actuel. On ne travaille pas sur le passé, on travaille sur le présent et on construit le futur.

On travaille sur tes schémas répétitifs, ta posture, tes décisions, tes actions concrètes, tes comportements.

C’est complémentaire.

Beaucoup de personnes hypersensibles comprennent très bien leurs blessures, mais restent bloquées dans l’action. Moi, ça a été mon cas.

J’ai suivi une thérapie qui m’a aidée à comprendre beaucoup de choses. Mais comprendre ne suffisait pas.

À un moment donné, quand on est hypersensible, il faut apprendre à piloter ce mental puissant. Apprendre à poser des limites. À décider. À agir différemment.

Et là, on est sur un travail orienté action.

Les autres approches : utiles mais pas suffisantes

Hypnose, sophrologie, approches énergétiques… peuvent aider à apaiser le système nerveux, réduire le stress, calmer l’anxiété.

Mais si ta problématique est liée à ton fonctionnement, ça ne suffira pas.

Ça peut apaiser sur le moment. Mais si derrière tu continues à te suradapter, à éviter les conflits, à ruminer, à ne pas te positionner, le fond ne change pas.

Apaiser est utile. Mais ça ne remplace pas un travail de fond.

L’importance d’une approche globale

Un autre point qui est super important, c’est de travailler avec une approche globale.

Qu’est-ce que ça veut dire concrètement ?

Ça veut dire qu’on ne peut pas travailler seulement sur les émotions. Je vois encore trop de programmes pour les hypersensibles qui sont très centrés sur les émotions.

Oui, c’est important de travailler dessus. Mais si on travaille uniquement sur les émotions sans prendre en compte le reste, ça ne peut pas fonctionner.

Parce que tout est lié.

Tes pensées génèrent tes émotions.
Tes émotions se vivent dans ton corps.
Ton estime de toi influence tes pensées.

Donc si tu as un manque d’estime de toi, forcément les pensées que tu vas avoir seront impactées, et ça va générer certaines émotions.

Et si tu ne prends pas en compte ton corps, alors que tes émotions se vivent dans ton corps, il manque une pièce essentielle.

On ne peut pas isoler une dimension.

Quand on est hypersensible, le mental, les émotions, le corps et l’estime de soi sont profondément liés. Si on travaille seulement sur une partie, ça ne tient pas dans le temps.

D’ailleurs, notre corps est le canal le plus puissant pour apaiser notre mental. Tu as besoin de ton corps. Tu dois même en faire ton meilleur allié si tu veux reprendre le lead sur ce mental puissant.

Sinon, tu restes uniquement dans la tête. Et quand on est hypersensible, rester uniquement dans la tête, on sait ce que ça donne.

Une approche basée sur l'action

Personnellement, j’ai mis du temps à m’en rendre compte.

Au début, j’ai voulu comprendre. J’ai lu beaucoup de livres. J’ai regardé des vidéos. J’ai écouté des podcasts. J’ai fait une thérapie. Et tout ça m’a aidée à comprendre.

Mais à un moment donné, comprendre ne suffit pas.

On peut analyser pendant des années. On peut savoir exactement d’où ça vient. Mais si tu ne changes rien dans ton quotidien, rien ne change dans ta vie.

Et ça, c’est un piège très courant chez les hypersensibles. On adore comprendre. On adore analyser. Notre mental est très fort pour ça.

Mais il faut passer à l’action.

Ça veut dire mettre en place des choses concrètes. Des petites routines. Des habitudes simples. Un cadre. Du soutien.

Et ça, ce n’est pas si simple quand on est hypersensible.

Parce que notre mental veut des résultats rapides. Il veut du plaisir immédiat. Il peut très vite nous mettre des bâtons dans les roues.

Si tu te mets des routines trop longues, trop complexes, trop ambitieuses, tu ne tiendras pas. C’est humain.

Il faut y aller progressivement. Ritualiser. Ancrer dans le quotidien. Et accepter d’avoir un cadre et du soutien.

Sinon, on reste dans la compréhension… sans transformation.

Pourquoi Puissance douce ?

J’ai créé le programme que j’aurais voulu trouver à l’époque. 

Un accompagnement global où l’on travaille sur le mental, les émotions, le corps, l’estime de soi et le passage à l’action.

Il y a du collectif, de l’individuel, un cadre et du soutien.

L’objectif n’est pas de devenir moins sensible.
C’est d’apprendre à mieux vivre ton intensité et à en faire une force.

Si tu veux en savoir plus, voici le lien vers la page de mon programme. Si cela résonne pour toi, tu peux prendre un rendez-vous gratuit avec moi. On verra ensemble si c’est adapté à ta situation.

Écouter ou regarder l’épisode complet

L’épisode complet est accessible sur ma chaîne YouTube et toutes les plateformes de Podcast : 

Des ressources gratuites pour aller plus loin

Si tu as envie d’aller plus loin, je mets à disposition des ressources gratuites : 

  • Un diagnostic gratuit pour identifier les freins qui t’empêchent de faire de ton hypersensibilité une force
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